• Fabien Marchand

Karma, Libre arbitre et Défiance (1/2)


A l’origine de la vie se trouve une force de cohérence et de cohésion. Une force qui permet à la vie de naître, croitre, évoluer et un jour mourir pour renaître. Je parlerai bientôt de cette force que l’on croit mystérieuse. Mais pour l’heure...

La meilleure allégorie représentant cette force serait la symbolique de la chenille. Cet insecte nait, mange et dévore tous les végétaux qui se trouvent sur son chemin, jusqu’à multiplier son poids et son volume par plus de cent.

Puis dans une nécessité d’évoluer de la matière acquise, son propre gavage, vers une fonctionnalité créatrice de vie, elle créé une chrysalide où son corps se transforme. Elle devient alors un papillon qui participera à la polénisation des végétaux, eux même servant à nourrir la génération future de chenille. Dans la deuxième partie de sa vie, elle rend à la vie ce que la vie lui a donné dans sa première partie. Elle nait, croit, évolue et meurt, dans un perpétuel cycle de vie.

Nous sommes dans cette même dynamique. De vie en vie, nous apportons des évolutions à l’humanité par la conscience de notre nécessité d’évolution personnelle et spirituelle.

Du moins, nous le devons à chaque processus d’incarnation dans un nouveau corps, dans une nouvelle vie.

Que l’on croit ou pas à l’existence des Atlantes, il existe, au minimum, deux écrits anciens factuels qui découleraient de leur existence: le livre des morts (Egypte) et la roue de Samsara (Inde) qui posent, tous deux, les lois de l’incarnation de l’âme.

Nous parlons bien de réincarnation.

C’est de la source, je devrais dire les sources car il y en a plusieurs, que les âmes «humaines» sont issues. Elles décident de s’incarner en respectant un certain nombre de lois, de règles, de contraintes, d’objectifs… pour suivre leurs chemins de vie: leur Karma.

Le Karma

Les hindous croient à la réincarnation. Ils accordent crédit à la croyance d'une continuation de l'existence après la mort et pensent que nos actions dans cette vie détermineront notre prochaine vie. Les actions de vies passées constituent le karma. La vie actuelle est à considérer, selon ce point de vue, comme le rayonnement des actions des vies passées. De même que l'on sème un champ, c'est la qualité des graines qui assure la capacité de la récolte à venir.Pour l'hindouisme, la mort est comme un changement de vêtements car l'âme change de corps d'une manière similaire après la mort. Le but suprême de l'hindou est l'union de l'âme individuelle ou âtman, avec l'âme cosmique ou parātman.Un incident important de la mythologie indienne est raconté dans le Mahābhārata. À la veille de la grande bataille, Arjuna, le plus brave des cinq frères Pandava, se met à douter de la nécessité de se battre, car dans l'autre camp se tiennent ses propres cousins. Krishna est sur le champ de bataille comme l'aurige d'Arjurna et il lui tient un discours sublime qui constitue la Bhagavad-Gîtâ. L'essence de ce discours, familière à tous les Indiens, est que le karma engendre le dharma : vos bonnes actions constituent votre religion, ou, en d'autres termes, vos devoirs, votre destin, votre existence.Le karma est le reflet de nos actions antérieures qui se manifeste dans notre vie actuelle. Il faut constamment chercher à améliorer son karma, littéralement ses actions, par de bonnes actions et en respectant le dharma. Le but est de sortir définitivement du cycle des morts et des naissances (saṃsāra) et d'atteindre la libération finale appelée moksha. (Source Wikipedia)

Le Karma est donc le chemin de vie et d’apprentissage que nous avons décidé de suivre dans le but d’acquérir la sagesse que nous n’avons pas pu atteindre dans nos expériences passées.

Parfois un choix de vie karmique repose sur une erreur commise dans une vie antérieure et que l’on doit « racheter » dans cette vie présente. Une correction que l’on se doit et que l’on doit à sa famille karmique.

La famille karmique représente les âmes auxquelles nous sommes liés et qui ont décidé de s’incarner avec nous dans un nouveau cycle. Une succession de rôles interchangeables est en oeuvre, avant notre incarnation, pour nous permettre d’apprendre sur nous, par les autres, grâce aux événements planifiés et aux choix que notre âme « sait » devoir faire.

Un enfant dans une vie pourra devenir le mari dans une autre, nous permettant ainsi d’endosser, nous aussi, un rôle différent.

Acquérir la sagesse et toutes les nuances de l’Amour seront toujours les objectifs de ces successions de rôles et de vies.

Pour les hindous, nous nous incarnons 52 millions de fois dans les règnes végétaux et animaux avant de pouvoir atteindre le moksha, l’ascension.

Chez les égyptiens, les incarnations ne peuvent se faire de manière rétrograde vers le végétal, si l’être a déjà dépassé le règne animal et atteint l’incarnation humaine. Il lui restera alors 700 incarnations pour atteindre l’illumination, l’ascension.

L’Ascension

Considérée comme l’élévation ultime, elle n’est en fait qu’une étape de changement de plan vibratoire. L’accès à des incarnations non terrestres, sur une autre fréquence vibratoire, invisible à nos yeux humains. En somme, nous pourrions simplifier en parlant de s’incarner dans un autre Monde, une autre planète, ailleurs dans l’Univers afin de faire de nouvelles expériences.

Mon avis est personnel, mais je pense que l’ascension peut être reliée à un nouveau Monde ici sur Terre, situé après une « renaissance » de l’Humanité.

De manière cyclique, la Terre « épure » ses habitants, dans tous les règnes (végétal et animal) tous les 12 500 ans, permettant ainsi une remise à zéro des processus d’incarnation.

Un « On efface tout et on recommence » dont tous les écrits anciens font référence. Nous arrivons au terme de ces 12 500 ans.

L’incarnation

Que ce soit chez les hindous ou les égyptiens, l’incarnation est teintée d’une profonde croyance dans le destin, un chemin où tout ce que l’on doit vivre est écrit et se déroulera.

Là où en Inde, une forme de fatalisme teinte ces différentes étapes, il n’en est pas de même chez les égyptiens.

Les deux courants indiquent la nécessité d’élever l’être vers un détachement conscient de la matière, des possessions matérielles et financières pour aller vers la seule valeur véritablement pérenne: l’Amour.


Roue de Samsara ou Livre des Morts... Réincarnation infinie

Deux polarités

Toutefois les deux courants diffèrent sur la méthode employée, chez les hindous l’absence de volonté et de désir imprègne chaque acte et décision de vie alors que chez les égyptiens ce sera la volonté de comprendre les lois cosmiques et les conséquences de nos actes sur le Monde qui animera l’individu incarné.

Schématiquement, le chemin hindouiste a tendance à se centrer sur soi et se détacher des conséquences vis à vis des autres, en laissant les lois du cosmos et de la Source oeuvrer à la mise en équilibre des choses. Un chemin quasi contemplatif de la vie extérieure avec un centrage paisible sur le Soi.

Presque.. à contrario, les croyances égyptiennes élèvent l’âme en l’éduquant par les lois de cyclicité et répercussion sur l’ensemble de l’Humanité. Une élévation individuelle servant à élever la famille karmique.

La nuance est pugnace, mais elle est tout de même tangible à toute personne qui étudie les deux courants:

  1. l’un auto-centré, mais passif vis à vis du reste du Monde (L’Inde);

  2. l’autre auto-centré, mais positionné responsablement vis à vis de l’humanité (L’Egypte).

On peut résumer par ceci: les hindous sont responsable d’eux-même et lâchent prise sur l’extérieur en laissant la responsabilité à un équilibre Divin, alors que les égyptiens prônent une responsabilité d’eux-même en anticipant et en assumant les répercussions sur l’extérieur.


Inde et 3e oeil

Monumentale

Les deux courants de croyances sont bien visibles lorsque l’on étudie, dans les symbolismes, les lieux de culte ancestraux des deux civilisations.

Les temples hindous prônent un retrait sur soi-même, la méditation, l’apaisement des pensées, l’absence de volonté, d’émotions, de sentiments et de désirs pour accéder à une paix intérieure. Une voie du milieu rejetant la matière, n’en tenant pas compte.

Les temples égyptiens quant à eux parlent des astres et cycles de l’Univers pour positionner l’humain au centre de la vie du Monde. Le plaçant ainsi au milieu des jours, des mois, des saisons desquels il dépendra pour survivre matériellement et ainsi permettre l’accès à son élévation spirituelle grâce à une base solide. Une pyramide large à sa base, se resserrant plus on s’élève. Une voie du milieu dépendant de la matière et des cycles cosmiques.

Les deux courants éduquent indéniablement sur un détachement de la matière mais de manière différente.

L’hindouisme, à dominante Yin, pousse au détachement de la matière pour s’élever spirituellement, tout en faisant confiance à des lois universelles qui lui donneront ce dont il a besoin pour vivre. Une foi qui à mon sens, a poussé nombre de personne à s’appauvrir. Le Monde matérialisme actuel ne pouvant leur apporter les besoins vitaux.

L’Egypte antique, à dominante Yang, assoie une matérialité dépendant de l’Univers, cherchant à comprendre le Monde pour s’élever spirituellement.

Ce qui finalement se résumerait assez bien par « Aide-toi, le ciel t’aidera ! ».

Atlantes

Si vous vous souvenez du précédent article sur les Atlantes (La Cité 2/2), je vous indiquais que les Atlantes s’étaient divisés en deux courants quasiment opposés, du moins à l’époque.

  1. Les fils de Belial, amoureux de la matière et du savoir scientifique… Ils donnèrent les fondements de l’Egypte antique.

  2. Les fils de l’Un, amoureux de l’élévation spirituelle hors de la matière… Ils fondèrent l’empire de Rama, donnant les bases de l’hindouisme.

C’est un peu avant le grand déluge que les fils de Belial comprirent leur erreur égotique de se focaliser sur le savoir intellectuel et la matière. Il comprirent la nécessité d’écouter les émotions et la voix spirituelle, d’intégrer un équilibre des quatre consciences.

Nous savons que les fils de Bélial instaurèrent un courant spirituel « La loi de l’Un » ou « Loi de l’Unique » que nous retrouvons dans l’enseignement des prêtres Egyptiens de Naacal. Il tentèrent à partir de ce moment là de transmettre leur savoir pour « sauver » l’Humanité du déluge. Seuls les individus vertueux arrivèrent à acquérir l’éveil à ce savoir.

C’est ce savoir ancestral qui tient compte de l’équilibre nécessaire entre les deux forces opposées qui se complètent néanmoins, le Yin et le Yang. Cet équilibre nourrit la voix du milieu, dans la justesse et la justice de l’incarnation individuelle et de groupe.

Le Karma Atlante

Toutefois, les Atlantes originels ont considéré que leurs Karmas de transmission de savoirs, d’unification des peuples et de sauvegarde de l’Humanité n’avaient pas été atteints, le déluge tuant la majorité de l’Humanité.

Ils sont aujourd'hui confrontés au « choix Atlante ».

Affaire à suivre...

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